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Daniel VAN DE VELDE


Plasticien - vit et travaille dans le Var

 Lieu : l'étang de la queue d'Aronde à Athis-de-l'Orne

Oeuvre réalisée pour ARTerritoire 2014


Eventer (ARTerritoire 2014)

Daniel van de Velde s'intéresse particulièrement aux problématiques du paysage et de l’environnement par la sculpture, l’installation, la photographie, l’écriture ou la vidéo. L’arbre raconte la temporalité dans ses cernes de croissance.Présence obsédante et pourtant légère, l’arbre, dans l’œuvre de Daniel Van de Velde, semble s’être délesté de sa charge millénaire d’affects et de symboles, en même temps qu’il s’est vidé de sa substance. Ni totem, ni colonne - ou alors décollée du sol et tournoyante - sa verticalité même remise en question, l’«axe de l’univers» flotte désormais affranchi de toutes les anciennes cosmogonies. Tantôt suspendu à des filins au-dessus d’un sentier, tantôt posé, presque négligemment, entre une fourche d’arbre et un mur de jardin, parfois traversant obliquement, en passe muraille, les cloisons et les toits, il est toujours travaillé dans le scrupuleux respect de sa forme initiale et néanmoins, de façon paradoxale, à l’encontre de toute idée d’enracinement, «d’objet aux vertus intégrantes», selon Bachelard, rassemblant les éléments et les énergies naturelles, occupant toujours la même place, celle du centre, et garant de la stabilité du monde, le voilà dématérialisé, déterritorialisé, et d’une certaine façon, démystifié. C'est dans cette même idée de non enracinement que l’œuvre «Eventer» de Daniel van de Velde, crée en 2014 pour le site de la Roche d'Oëtre, est partie en voyage; elle est présentée cette année en aval de l'étang de la Queue d'Aronde à Athis de l'orne, sur la zone marécageuse; positionnée horizontalement au-dessus des herbes sauvages, elle est ici sculpture zoomorphe, prêle surdimensionnée, à la fois animale et végétale, racontant une autre histoire, parfaitement cohérente au lieu qui se veut celui de la biodiversité, exposée et protégée à la fois.

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